bennahmias_ptt                   
Interviewé par Marianne, Jean-Luc Bennahmias réagit aux propos de Daniel Cohn-Bendit : "Soyons beau joueur, le texte publié par Daniel Cohn-Bendit et ses amis dit des choses justes sur la crise écologique, sociale et financière. Je partage leur analyse, mais mes réponses ne sont pas les mêmes."
Lire la suite Marianne2

Quelle est la question fondamentale ? C’est à mon sens de savoir comment passer de la contestation aux réalisations; c’est-à-dire être acteur majeur. C’est un lieu commun de dire qu’il faut être en position centrale pour peser dans des majorités.

Présence et inspiration écologistes
Or les Verts, et ce, quel que soit le pays, ne sont pas perçus dans l’opinion publique européenne comme étant les porteurs efficaces de la transformation des politiques publiques. C’est pour cela que nous sommes partisans d’une présence et d’une inspiration écologistes dans l’ensemble des formations démocratiques. Tout simplement parce que l’expérience de ces dernières décennies prouve que les mouvements politiques écologistes sont bien souvent satellisés par des grands partis « frères » avec bien peu d’autonomie réelle dans les prises de décisions… triste réalité !

Il y a quelque chose qui ressemble à une vaste fiction « médiatico-politique » dans le rassemblement des écologistes autour de mon ami Dany. Bien sûr, il réunit autour de lui quelques ex-responsables reconnus de la mouvance environnementaliste, mais il est abusif de penser, de prétendre même, que les associations comme France Nature Environnement, Greenpeace, WWF, la Fondation Nicolas Hulot et bien d’autres, ne soutiendront qu’une seule et même liste lors des futures élections européennes. Elles pourront, comme elles l’ont déjà expérimenté, pointer les aspects positifs et négatifs des différents programmes en lice afin de permettre à leurs sympathisants de voter en conscience, mais nul ne peut se revendiquer d’un soutien partisan d’associations puisqu’une part de leurs prérogatives est de s’adresser à l’ensemble des formations de l’échiquier politique.

L'écologie, notre fil orange
Pour le Mouvement démocrate, il est clair que le développement durable sera un axe central de notre projet politique, le fil orange de nos campagnes européennes et françaises à venir. La mise en place d’un nouveau modèle de société à partir de l’économie sociale de marché, donc de développement durable, réclame autre chose que des anathèmes un peu usés autour du libéralisme. De quel libéralisme parle-t-on ?

Alors que beaucoup, à droite et à gauche comme chez les verts européens – n’est-ce pas, Dany –, ont assumé leur part de l’idée de libéralisme, et assument en même temps leur part de contradiction en adoptant des positions parfois différentes, au Parlement européen ou dans les parlements nationaux. Ce, sur des sujets aussi sensibles et importants que les transports, les services postaux et les services sociaux d’intérêt général.

Au Parlement européen, la meilleure façon de mettre en place des politiques telles que le plan Climat énergie est de dégager des majorités politiques larges capables d’engager et d’assumer les politiques de développement durable. Le groupe écologiste au Parlement européen ne devrait-il pas aujourd’hui se poser la question d’être autre chose qu’une faction certes active mais sans fonction réelle dans la formation de ces majorités ? Ne vaudrait-il pas mieux envisager la possibilité d’un groupe démocrate, social et écologiste, acteur central dans la constitution d’un pôle majoritaire allant dans le sens du développement durable lors de la prochaine mandature ? Poser la question, c’est y répondre.

Source mouvement Démocrate

parlement_europeen

Concours gratuit Webtoweb! Votez pour ce site!